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FlaggstaffAlain Thiémard · Bulle, Gruyère

Musique · chanson

Les Jours d'Avant

Piste 6 du recueil Ça craque avant la voix

En bref

Les Jours d'Avant est une chanson de Flaggstaff (Alain Thiémard), en français, d'une durée de 5:52, créée le 5 avril 2026, piste 6 du recueil Ça craque avant la voix. Paroles écrites à la main par l'auteur ; voix et musique générées avec Suno.

Paroles

CoupletY a longtemps que j'ai quitté la maison,
Le verger en fleurs, le chemin creux,
La voix de ma mère au fond de la saison
Qui chantait le soir sous les noyers vieux.
J'avais des souliers troués et des rêves plein les yeux,
Je croyais que le monde était plus grand que Dieu.

RefrainÔ mes jours d'avant, mes jours d'enfance,
Vous revenez comme l'odeur du foin,
Douce et cruelle à la fois, cette souvenance
De ce qu'on était, de ce qu'on est loin.
Les années passent, le cœur se fait plus sage,
Mais il pleure encore sur ce premier âge.

CoupletJe revois les champs de novembre et de mai,
Le lavoir où riaient les filles du bourg,
Mon père qui rentrait, les mains pleines de lait,
Et l'angélus sonnant au clocher du carfour.
Ces choses que l'on croyait si simples, si légères,
Sont devenues depuis notre plus lourde prière.

RefrainÔ mes jours d'avant, mes jours d'enfance,
Vous revenez comme l'odeur du foin,
Douce et cruelle à la fois, cette souvenance
De ce qu'on était, de ce qu'on est loin.
Les années passent, le cœur se fait plus sage,
Mais il pleure encore sur ce premier âge.

CoupletMaintenant je porte sur moi les saisons,
Et la fatigue douce d'un homme mûri,
Je comprends enfin ce que voulaient ces maisons,
Ces regards du soir sur la montagne et les cris.
C'était le bonheur, on ne savait pas son nom,
Il logeait dans la paix du plus petit canton.

Couplet finalSi un jour mes enfants me demandent pourquoi
Parfois je regarde au loin sans dire un mot,
Je leur dirai qu'un homme garde en lui sa foi
Dans les jours perdus où il était beau.
Que rien ne se perd vraiment dans le grand passage,
Et que Dieu garde au ciel notre premier visage.

Refrain finalÔ mes jours d'avant, mes jours d'enfance,
Vous revenez comme l'odeur du foin,
Douce et cruelle à la fois, cette souvenance
De ce qu'on était, de ce qu'on est loin.
Les années passent, le cœur se fait plus sage,
Mais il pleure encore sur ce premier âge.