Musique · chanson
Lettre à mon moi de quatre-vingts ans
En bref
Lettre à mon moi de quatre-vingts ans est une chanson de Flaggstaff (Alain Thiémard), en français, d'une durée de 4:12, créée le 1er mars 2026. Paroles écrites à la main par l'auteur ; voix et musique générées avec Suno.
Paroles
RefrainVieux frère aux cheveux blancs
Attends-moi doucement
Je t’écris vers l’avant
Depuis mes vingt printemps
Ne me veux pas prudent
Rends-moi incandescent
Rappelle-moi l’instant
CoupletJe t’imagine debout face au vent persistant
Les épaules plus lourdes mais le regard brûlant
As-tu gardé ma foi quand le doute mordant
Venait vendre ses lois sous costume brillant
Ai-je choisi le feu plutôt que l’or dormant
Ou cédé par fatigue au confort rassurant
Dis-moi si j’ai tenu quand le monde est bruyant
RefrainVieux frère aux cheveux blancs
Attends-moi doucement
Je t’écris vers l’avant
Depuis mes vingt printemps
Ne me veux pas prudent
Rends-moi incandescent
Rappelle-moi l’instant
CoupletQuand on m’offrait des cages peintes en firmament
Ai-je vu le vernis craquer silencieusement
Ai-je gardé l’orgueil d’un refus fulgurant
Ou baissé les paupières devant l’applaudissement
As-tu honte parfois de mon pas hésitant
Ou souris-tu complice à mon cœur imprudent
Dis-moi si mes excès t’ont rendu plus ardent
PontSi ton souffle est plus court dans le soir descendant
Souviens-toi qu’aujourd’hui je marche en trébuchant
Chaque erreur que je fais t’habille autrement
Je construis ton hiver avec mes battements
Ne me laisse pas tiède, deviens exigeant
RefrainVieux frère aux cheveux blancs
Attends moi doucement
Je t’écris vers l’avant
Depuis mes vingt printemps
Ne me veux pas prudent
Rends-moi incandescent
Rappelle-moi l’instant
CoupletQuand tes nuits seront longues sous le plafond grinçant
Regretteras-tu l’heure où je ris insolent
Ou diras-tu merci pour chaque choix tranchant
Même ceux qui m’ont laissé fragile et vacillant
Je veux que tes regrets soient rares et brûlants
Que ta fierté s’élève au-dessus des tourments
Que ton rire résonne encore clair et franc
PontQuand viendra le silence au bout du firmament
Dis-toi que j’ai brûlé sans compter le temps
Que je t’ai façonné rude mais aimant
Que je t’ai laissé grand face au dernier courant
Et que je n’ai pas fui l’appel du vivant
CoupletJe t’envoie mes promesses cousues dans le présent
Des éclats de courage au revers du néant
Je ne veux pas d’un toi poli et complaisant
Mais d’un vieux libre encore farouche et flamboyant
Si tes rides racontent un chemin dérangeant
Alors j’aurai vécu vaste et incandescent
Et tu me remercieras d’avoir été vivant
RefrainVieux frère aux cheveux blancs
Je marche vers ton temps
Que ta voix me surprenne
Et me garde ardent
Je n’écris pas l’avant
J’écris le maintenant
Rappelle-moi vivant.