Musique · chanson
On est mille et seuls dans la foule
Piste 8 du recueil Sous la rouille
En bref
On est mille et seuls dans la foule est une chanson de Flaggstaff (Alain Thiémard), en français, d'une durée de 4:28, créée le 15 février 2026, piste 8 du recueil Sous la rouille. Paroles écrites à la main par l'auteur ; voix et musique générées avec Suno.
Paroles
RefrainOn est mille et seuls dans la foule
On parle fort, le silence coule
Les yeux se croisent puis se déroulent
Les cœurs s’effleurent, jamais ne roulent
On serre des mains qui se découlent
Des vies s’éteignent sous la houle
On meurt entourés sous la foule
CoupletDans la maison aux volets clos
Un vieux attend près du rideau
Le poste parle un peu trop haut
Pour masquer l’écho du carreau
Ses souvenirs font des sanglots
Qui cognent contre le lino
Le facteur passe sans un mot
Le jour s’efface un peu plus tôt
RefrainOn est mille et seuls dans la foule
On parle fort, le silence coule
Les yeux se croisent puis se déroulent
Les cœurs s’effleurent, jamais ne roulent
On serre des mains qui se découlent
Des vies s’éteignent sous la houle
On meurt entourés sous la foule
CoupletAu bistrot plein de corps serrés
Les rires sonnent faux, calibrés
On trinque à tout sans se livrer
Chacun protège son secret
Les téléphones sont allumés
Les regards restent verrouillés
On like des vies mal éclairées
Sans voir le voisin s’effondrer
RefrainOn est mille et seuls dans la foule
On parle fort, le silence coule
Les yeux se croisent puis se déroulent
Les cœurs s’effleurent, jamais ne roulent
On serre des mains qui se découlent
Des vies s’éteignent sous la houle
On meurt entourés sous la foule
CoupletDans l’ascenseur aux murs glacés
On fixe l’étage affiché
Un “bonjour” vite effacé
Par la pudeur d’être touché
Les vies s’empilent sans se mêler
Sous les plafonds capitonnés
On rentre seul dans son carré
Comme un secret mal emballé
PontUn nom s’efface sur la porte
La clé rouillée tombe, morte
Un voisin dit “quelle triste sorte”
Puis referme, et rien ne porte
La télé meuble l’absence
Les murs gardent la cadence
Un souffle cesse en silence
La ville dort dans l’indifférence
RefrainOn est mille et seuls dans la foule
On parle fort, le silence coule
Les yeux se croisent puis se déroulent
Les cœurs s’effleurent, jamais ne roulent
On serre des mains qui se découlent
Des vies s’éteignent sous la houle
On meurt entourés sous la foule
CoupletEt si demain je frappe à ta porte
Avant que le froid ne t’emporte
Si nos silences se supportent
Peut-être que la nuit avorte
Un café simple, sans escorte
Un peu de temps qu’on se transporte
On tient debout quand l’autre apporte
Une présence qui nous réconforte
RefrainOn est mille et moins seuls dans la foule
On parle vrai, le silence roule
Les yeux se croisent et se déroulent
Les cœurs s’accrochent et se déroulent
On serre des mains qui ne se coulent
Des vies se lèvent sous la houle
On vit ensemble sous la foule