⚠ Ne se valide pas en pratique
J. Drury, C. Cocking et S. Reicher ont recueilli les récits de plus de 90 survivants des attentats de Londres du 7 juillet 2005. Résultat : pas de panique de masse et peu d'égoïsme, alors que ces personnes se croyaient en danger de mort, voyaient peu d'issue et se trouvaient surtout parmi des inconnus. À la place : inquiétude mutuelle, coopération et entraide. P
- Le mécanisme : une identité commune prédit l'entraide, jusqu'au sacrifice pour des inconnus. Et cette identité naît de l'épreuve elle-même : le « sort commun » soude des gens qui ne se connaissaient pas. P
- La panique est rare : la littérature de recherche le confirme depuis longtemps. Le sociologue E. Quarantelli doutait même que le mot soit utile. B
- Les témoins non blessés sont les premiers secours : C. Cocking les appelle les « zéro-intervenants », sur place avant l'arrivée des secouristes. B
Ce que ça change pour toi : en crise, tes voisins sont ta première ressource, pas ta première menace. Parle en « nous », propose un rôle concret aux gens autour de toi : tu actives l'identité commune qui produit l'entraide. C (application de ma part)
Université du Sussex, Study reveals crowd co-operation during 7/7 bombings, 05.05.2009, sur J. Drury, C. Cocking, S. Reicher, The nature of collective resilience, International Journal of Mass Emergencies and Disasters, 2009 P · UK Data Service, étude 5987, Effects of Social Identity in Responses to Emergency Mass Evacuations P · Université de Brighton, C. Cocking B.
Les lettres en couleur indiquent d'où vient chaque affirmation : lire les badges. Ce manuel rafraîchit des connaissances ; il ne remplace ni un cours ni un médecin. En urgence : 144 ambulance, 118 pompiers, 117 police, 112.